Destruction, construction

Détail de Dandy montréalais, 2011

Je peins en noir une toile. Je construis un personnage, une sorte d’avatar d’apparât. Je le revois le lendemain. Je le transforme en dandy. Je l’observe et le transforme à nouveau, plusieurs jours consécutifs. De mal proportionné il devient assez bien proportionné.
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I paint a canvas in black. I built a personna, a kind of ceremonial avatar. I see him again the day after. I do not like him. I transform him into a dandy. For many days, I observe and transform him. From ill-proportioned, he becomes well-proportioned.
André Clouâtre, Dandy montréalais, Acrylique sur toile, 92 X 61 cm, (24 X 36 ''), 2011.
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Ce tableau a fait partie de l’exposition de l’atelier du geste, au Boudoir, le 25 avril 20001, dans le cadre de l’événment LIre Montréal. Voici le texte de présentation:

«L’homme riche, oisif, et qui, même blasé, n’a pas d’autre occupation que de courir à la piste du bonheur…»
Charles Baudelaire, Critiques.

Ce tableau a été réalisé par destruction et reconstruction. La figure précédente a été annihilée par du noir de mars. Sur ce fond noir, la reconstruction a débuté par la structure d’un homme assis sur un banc, inspirée d’un autoportrait. Rapidement, son caractère a émergé: grave, indépendant, sans chaleur, mélancolique et frivole. Il est apparenté au dandysme que Baudelaire décrit, à la différence qu’en 2011 dans la société montréalaise, l’argent n’est pas «indispensable aux gens qui se font un culte de leurs passions».

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